Syrie Maugham (1879 – 1955)

Syrie Maugham (1879-1955), l’élégance du mélange

Syrie Maugham appartient à la Café Society des années 1920. Faiseuse de mode et icône, elle est la femme de W. Somerset, auteur internationnelement connu de nouvelles et pièces. Elle créé un univers unique et ultra-chic en théâtralisant l’espace.

Elle ouvre sa première boutique à Londres en 1922 et mixe alors objets des XVIIIe et XIXe siècles avec des pièces contemporaines. Grâce à cette vitrine extrêmement élégante, elle obtient les droits de revente de certains modèles de Jean-Michel Frank, de Serge Roche ou encore des lampes et vases de Diego et Alberto Giacometti.
L’utilisation de miroirs comme éléments architecturaux et l’emploi de la couleur blanche sont deux caractéristiques de son style singulier.
Rapidement, en Angleterre et aux Etats-Unis, clients riches et célèbres l’emploient et adoptent sa manière voluptueuse.

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Edward James (1907-1984), la folie surréaliste

Edward James est un personnage fantasque. Issu d’une famille de cinq enfants, il est le seul fils de William Doge James et de Evelyn Forbes, socialite réputée et amie proche du Prince de Galles, futur Edouard VII, qui sera le parrain d’Edward.

Poète surréaliste, il finance la carrière de plu- sieurs artistes de ce mouvement. En 1937 il achète l’entière production de Salvador Dali en échange d’un généreux salaire. Sa collection compte des oeuvres de Jérôme Bosch, Giorgio de Chirico, Pablo Picasso ou encore Max Ernst. Il subventionne aussi la revue surréaliste Minotaure publiée entre 1933 et 1939.

Monroe Wheeler, ancien directeur des expositions et publications du MoMA disait de lui « I always thought Edward was barking made and that was due to the things he was always doing, inviting Dali to come and live with him for example.» («J’ai toujours pensé que Edward était complètement cinglé et que cela était du au fait des choses qu’il faisait toujours, inviter Dali à venir et vivre avec lui par exemple »).

Deux autres résidences sont agencées de façon fantaisiste par Edward James. La première, Monkton, aux Etats-Unis est l’oeuvre architecturale d’Edwin Lutyens et du décorateur Norris Wakefield. La façade de cette maison de campagne est de couleur lavande. Des feuilles de palmiers en fibre de verre sont placés aux angles, les tuyaux prennent la forme de tiges de bambou, des rideaux de plâtres sont disposés sous les fenêtres. La plupart des pièces meublant l’intérieur proviennent de la boutique de Syrie Maugham.
West Dean, domaine acheté par le père d’Edward James en 1891, reflète quant à lui, le génie d’Edward James pour le mélange des styles.
Le rêve surréaliste d’Edward James se concrétise avec l’oeuvre de Xilitla, ville située à côté de Mexico où des architectures surréalistes en béton sont dispersées dans un jardin fantaisiste.

Edward James a une habileté unique à créer de la magie dans tout ce qu’il fait. Il imagine instinctivement un environnement plein de surprises. Cette personnalité extravagante explique dans une interview qu’il « (a) essayé d’être conforme mais quelques chose dans (sa) nature l’a obligée à être excentrique ». Celui qui se rêvait comme Noé et son arche continue aujourd’hui à fasciner.

Œuvres

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© Galerie Chastel-Maréchal, 2020