Marc Nicolas Du Plantier (1901-1975)

Marc Nicolas Du Plantier est un créateur d’une grande culture qui s’inscrit dans la tradition des arts décoratifs. A la recherche de la perfection des formes, Marc Du Plantier crée dans un style néoclassique. Peintre, décorateur, concepteur de meuble, sculpteur de luminaires en fer qu’il forge souvent lui-même, Marc Du Plantier renouvelle sans cesse ses propositions sans jamais perdre de vue sa quête de beauté.

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Peintre, décorateur, concepteur de meuble, sculpteur de luminaires en fer, Marc Du Plantier est considéré comme l’un des artistes les plus douées de son époque. Figure emblématique des années 1940, le designer est un créateur d’une grande culture qui s’inscrit dans la tradition des arts décoratifs. En quête de beauté et de perfection, il marqua son temps dans un style néoclassique.

Marc Du Plantier, Ses origines

Marc Du Plantier est né en 1901 à Madagascar. Il ne se destine pas à la décoration tout de suite. Il se spécialise d’abord en mathématique et entre au cours préparatoire de l’Ecole Polytechnique. Rapidement, il se tourne vers l’architecture en intégrant en 1922 l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Du Plantier y suit les enseignements de Gabriel Héraud, mais s’intéresse aussi à la peinture à l’Académie Julian où il reçoit les leçons du peintre Paul Albert Laurens. Il débute sa carrière professionnelle dans l’industrie de la mode pour les maisons de couture Jenny et Jacques Doucet. Il ne se dirige vers le métier de décorateur ensemblier qu’en 1928.

Son parcours

Après une expérience comme dessinateur de décors de théâtre, puis pour la mode, le décorateur révèle sa première réalisation au public en 1932. La même année, il s’installe avec sa femme dans l’appartement du 14 boulevard Suchet, Paris, qu’il a lui-même décoré. La presse parisienne relate d’ailleurs cette soirée où Marc Du Plantier reçoit l’intelligentsia de la ville lumière pour leur faire découvrir son somptueux décor.

Marc Du Plantier est en effet entouré d’un cercle d’intellectuels et d’artistes. On y compte notamment Joseph Csaky dont certaines réalisations sont exposées dans ses appartements. C’est alors le début de la notoriété pour Marc Du Plantier qui produit déjà des œuvres qualifiées d’élégantes et féériques. Yves Badetz, auteur de la monographie consacrée à l’artiste dit de lui qu’il partage « la sensibilité du poète, la justesse de l’architecte, la fantaisie de l’artiste et l’élégance de l’homme du monde ».

En 1936, la famille Du Plantier déménage à Boulogne-Billancourt devenu depuis quelques années un véritable laboratoire de l’architecture moderne. Cette année-là, il participe à l’exposition « Formes d’architecture » à la galerie Art & Industrie, organisée par Waldemar George. Il expose alors ses réalisations aux côtés de celles de Paule Marrot, Bolette Natanson, André Arbus, Jean-Michel Frank, Max Ingrand, Gilbert Poillerat.

En 1939, il participe pour la première fois au Salon des Artistes Décorateurs où il présente une chambre à coucher. Cela marquera un jalon dans sa carrière. À l’aube de la Seconde Guerre mondiale, il part pour l’Espagne où il est pressenti pour décorer la demeure du comte et de la comtesse de Elda à Madrid. Il restera pendant dix ans. Il participe de nouveau à ce salon en 1949, lorsqu’il revient vivre à Paris.

En 1961, à la faveur de sa rencontre avec la Comtesse Florence de Montferrier, Marc Du Plantier part pour le Mexique. L’aventure Artedécor démarre alors. En novembre 1962, Du Plantier ouvre sa galerie avec une magnifique présentation de luminaires en fer forgé. Il s’est entouré des meilleurs artisans pour la fabrication de ces pièces. Cette expérience mexicaine de deux ans suscite un certain engouement qui n’est cependant pas à la hauteur des attentes du créateur.

L’artiste part alors à Los Angeles et expose au Design Center pendant deux mois (de juin à août 1964). Toute la presse salue son talent. Du Plantier ouvre alors une galerie sur La Cienega Boulevard. Cette période qui marque profondément la création du designer reflète à merveille la sensibilité de l’artiste et sa recherche de projet esthétique complet. D’une grande modernité, ces pièces, notamment en fer forgé reflètent la vitalité créatrice de l’artiste.

En 1966, il rentre en France définitivement et continuera à livrer ses pièces épurées jusqu’à sa mort en 1975.

Œuvres

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© Galerie Chastel-Maréchal, 2020