André Aleth Masson (1919-2009)

André Masson est né en 1919 à Saint-Malo, c’est en 1978 qu’il ajoute Aleth à son nom en référence au quartier de sa naissance et pour se distinguer du peintre homonyme. Céramiste, sculpteur, peintre et graveur, André Aleth Masson suit les cours de l’École des Beaux-Arts de Rennes, puis de Paris où il rencontre Denise Blin sa future épouse. En 1947, il intègre l’École de céramique de Fontcarrade près de Montpellier. Ses débuts à Paris dans les années 1950 donnent lieu à trois expositions personnelles à la galerie MAI (Meubles, Architectures, Installations) en 1952, 1955 et 1961. Pendant ces années parisiennes, André Masson rencontre André Borderie qui commence aussi à exposer à la galerie MAI. En 1961, André Masson, son épouse et leurs six enfants emménagent dans la banlieue de Senlis. C’est André Borderie, lui-même installé à Senlis qui leur trouve une grande demeure à 4km de chez lui. En 1968, André Masson devient membre du mouvement le Mur Vivant répondant ainsi à la sollicitation de son président l’architecte Maurice Novarina. Ce mouvement fait écho à l’envie de l’artiste de faire de l’architecture céramique. Le panneau que nous présentons se place dans cette mouvance et répond au panneau créé en 1970 pour une exposition dans le hall du RER de la Défense « Cascade de galets » qui est remarqué par les architectes.

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André Masson est né en 1919 à Saint-Malo, c’est en 1978 qu’il ajoute Aleth à son nom en référence au quartier de sa naissance et pour se distinguer du peintre homonyme. Céramiste, sculpteur, peintre et graveur, André Aleth Masson suit les cours de l’École des Beaux-Arts de Rennes, puis de Paris où il rencontre Denise Blin sa future épouse. En 1947, il intègre l’École de céramique de Fontcarrade près de Montpellier. Ses débuts à Paris dans les années 1950 donnent lieu à trois expositions personnelles à la galerie MAI (Meubles, Architectures, Installations) en 1952, 1955 et 1961. Pendant ces années parisiennes, André Masson rencontre André Borderie qui commence aussi à exposer à la galerie MAI. En 1961, André Masson, son épouse et leurs six enfants emménagent dans la banlieue de Senlis. C’est André Borderie, lui-même installé à Senlis qui leur trouve une grande demeure à 4km de chez lui. En 1968, André Masson devient membre du mouvement le Mur Vivant répondant ainsi à la sollicitation de son président l’architecte Maurice Novarina. Ce mouvement fait écho à l’envie de l’artiste de faire de l’architecture céramique. Le panneau que nous présentons se place dans cette mouvance et répond au panneau créé en 1970 pour une exposition dans le hall du RER de la Défense « Cascade de galets » qui est remarqué par les architectes. L’année suivante il présente un autre panneau dans le hall du RER des Invalides « Aire Sidérale ». C’est dans ces mêmes années, qu’André Borderie et André Masson réalisent plusieurs panneaux de grandes dimensions en céramique émaillée notamment dans le cadre du Mur Vivant. Lors de ces projets communs, Borderie s’occupe de la composition, tan- dis que Masson s’occupe de l’exécution technique. Leurs collaborations ponctuelles s’achèvent en 1978, lorsque le couple Masson déménage en Bretagne. Leurs témoignages respectifs montrent bien la confiance et le plaisir qu’ils ont alors dans leur travail commun : Borderie considère qu’André Masson est le seul capable d’interpréter artistiquement les projets qu’il souhaite réaliser, tandis que Masson est « terriblement épaté » quand Borderie dessine ses futurs projets. Les Masson, quittent définitivement Senlis pour Saint Malo en 1977, là le céramiste laisse la place à un peintre coloriste avec notamment des céramiques peintes, des bois découpés peints, des toiles à l’acrylique et gravures. En peignant ses pièces, André Masson gagne du temps et obtient les couleurs qu’il désire. Sa production est prolifique. Dans les années 80, André Masson s’investit pour l’art contemporain en Bretagne et continue d’exposer un peu partout sur la côte. Il s’éteint le 27 octobre 2009 à Saint-Malo.

Œuvres