Jean Royère (1902-1981)

Jean Royère choisit d’embrasser la carrière de décorateur tardivement, après avoir débuté dans la banque et l’exportation. C’est à partir de 1931 que Royère commence à se familiariser avec les métiers du meuble, faubourg Saint-Antoine.
Très rapidement, Jean Royère remporte concours et prix et se fait connaitre dans le milieu des décorateurs et de la clientèle parisienne.

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Jean Royère choisit d’embrasser la carrière de décorateur tardivement, après avoir débuté dans la banque et l’exportation. C’est à partir de 1931 que Royère commence à se familiariser avec les métiers du meuble, faubourg Saint-Antoine.
Très rapidement, Jean Royère remporte concours et prix et se fait connaitre dans le milieu des décorateurs et de la clientèle parisienne.
En 1934 Royère fait la connaissance de Pierre Gouffé qui l’engage pour la réalisation de décors et mobiliers modernes. Sûr de son talent, Gouffé incite le jeune décorateur à exposer en 1934 au Salon d’Automne et en 1935 au Salon des Artistes Décorateurs.

En 1937, à l’occasion de l’Exposition internationale des Arts et Techniques, Jean Royère se voit confier la réalisation de dix-sept ensembles (Pavillon des Artistes Décorateurs, de l’Aluminium, de la Céramique, de l’Architecture privée, du Nouveau-né, des Ensembles mobiliers…). Il est alors l’un des décorateurs les plus originaux et créatifs du moment.
En 1942 Royère ouvre sa première galerie au 5, rue d’Argenson, et commence à s’agrandir juste après la guerre au-delà des frontières : en Egypte (1946), au Liban (1947), puis en Syrie, en Jordanie, en Arabie Saoudite, en Irak et en Iran. Il y réalise de grands chantiers tels que le sénat de Téhéran (1958-1960), en Iran.
A partir de 1953 Jean Royère se tourne également vers l’Amérique du Sud, et ouvre des agences au Pérou et au Brésil.
Mais c’est à Paris que Royère concentre son activité. Dès 1947, il s’installe dans une nouvelle galerie, plus vaste, au 184 rue du Faubourg Saint-Honoré, dans laquelle il restera jusqu’au début des années 1970.
Résident américain depuis 1972, Royère quitte la France en 1980 après avoir mis en vente publique son mobilier personnel, aperçu de quarante ans de création. Il décède un an plus tard en Pennsylvanie.

Au début de son activité, Jean Royère est influencé par les grands décorateurs des années 1930, comme Emile-Jacques Ruhlmann, mais également par des artistes modernes tels que Djo Bourgeois. Autodidacte, Royère évolue, entre 1933 et 1939 vers un style qui lui est propre, original et ingénieux, « rattaché à aucune école » dit-il lui-même. Un seul credo : la perfection dans l’harmonie du résultat. Empruntes d’humour, de poésie, de féerie mais aussi d’audace, ces créations venues d’ailleurs reflètent à la fois l’imagination de leur créateur, mais également le renouveau du style moderne.

© Galerie Chastel-Maréchal, 2017