Gabriella Crespi (1922-)

Elevée en Toscane, non loin de Florence, Gabriella Crespi fait ses études de designer à l’Istituto Politecnico de Milan. Elle débute sa carrière dans les années 1950 en lançant sa première collection d’objets Small Lune Collection, dans laquelle on observe déjà son goût pour le cosmos et les formes épurées,  les alliances subtiles faites de rigueur, oscillant entre la sculpture et l’orfèvrerie.

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Elevée en Toscane, non loin de Florence, Gabriella Crespi fait ses études de designer à l’Istituto Politecnico de Milan. Elle débute sa carrière dans les années 1950 en lançant sa première collection d’objets Small Lune Collection, dans laquelle on observe déjà son goût pour le cosmos et les formes épurées,  les alliances subtiles faites de rigueur, oscillant entre la sculpture et l’orfèvrerie. Mélangeant le métal aux effets précieux, comme le laiton et l’acier au bois, au marbre au Plexiglas ou à des coquillages, son travail n’est pas sans rappeler celui de Janine Janet ou de Maria Pergay. Crespi, à l’écoute des tendances, est l’une des premières à réinterpréter avec simplicité le style 1900 en vogue dans les années 1960.  Dans les années 1970, elle crée sa collection Rising Sun en bambou, matériau « fort et souple à la fois » qu’elle affectionne particulièrement. Puis, à partir de 1978, elle dessine ses meubles élégants à secrets ou à fonctions multiples, également célèbres, comme sa ligne de meubles Yang Yin en métal et laque, ou ses tables 2000  de la collection Plurimi  qu’elle développera dans les années 1980.
A la recherche de spiritualité et d’une vision quasi-cosmique de l’univers, qu’on observe déjà dans ses créations, Gabriella Crespi se retire du monde particulier des arts décoratifs et de la jet-set en 1987, et passe désormais son temps entre l’Inde, où sa rencontre avec l’hindouisme s’avère profonde, et l’Italie. Crespi participe ponctuellement à certains projets, comme en 2008, lorsqu’elle réédite pour Stella McCartney un certain nombre de ses créations de bijoux des années 1970.

Œuvres

© Galerie Chastel-Maréchal, 2017