Alberto Giacometti (1901 – 1966)

Ainé d’une famille de quatre enfants, Alberto Giacometti est né en 1901 en Suisse, dans un village proche de la frontière italienne.

Il est dès son plus jeune âge initié à la peinture par son père, puis entame des études à l’Ecole des Beaux-arts de Genève avant de partir à Paris en 1922. Il choisit de s’intéresser à la sculpture, qu’il apprend auprès d’Antoine Bourdelle à l’Académie de la Grande Chaumière.

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Ainé d’une famille de quatre enfants, Alberto Giacometti est né en 1901 en Suisse, dans un village proche de la frontière italienne.

Il est dès son plus jeune âge initié à la peinture par son père, puis entame des études à l’Ecole des Beaux-arts de Genève avant de partir à Paris en 1922. Il choisit de s’intéresser à la sculpture, qu’il apprend auprès d’Antoine Bourdelle à l’Académie de la Grande Chaumière.

Le jeune sculpteur commence à exposer épisodiquement son travail dans les salons à partir de 1925. Peu connu encore, il vit et travaille dans un petit atelier niché dans le 14e arrondisse- ment, où le rejoint son jeune frère Diego en 1930. Les deux frères ainsi réunis travaillent ensemble, l’ainé concevant, le cadet, protecteur, étant « son autre paire de mains ».

C’est à cette époque que les Giacometti font la connaissance de Jean-Michel Frank à l’occasion du salon des Tuileries. Le décorateur fait alors régulièrement appel au talent des deux frères, qui conçoivent pour lui principalement des luminaires et des accessoires. De cette collaboration naissent des pièces à la fois fortes et fantaisistes, parfois surréalistes et toujours d’une grande modernité. Destinés à être diffusés ou réalisés sur commande, la plupart des objets sont réalisés en plâtre, la couleur des patines allant du blanc pur à l’or, en passant par le bleu, le jaune et le noir. Seuls les lampadaires sont coulés en bronze par le fondeur Alexis Rudier, les patines étant elles aussi très travaillées, brunes, or, vert antique… Emblématiques de l’esthétique de Frank, ces pièces sont commandées par les plus grands collectionneurs de l’époque, les Noailles, Pierre David-Weill, Elsa Schiaparelli, Guerlain, les Rockefeller, Jorge Born… Resté en Suisse pendant la guerre, Alberto rejoint Diego à Paris en 1945 où il retrouve son atelier intact. Ils reprennent le travail main dans la main et reçoivent rapidement de nouvelles commandes.

Jean-Michel Frank étant décédé en 1941, Alberto et Diego récupèrent leurs plâtres et leurs modèles. Ce sont les Maeght qui, pour décorer leur appartement de l’avenue Foch, demandent aux Giacometti de travailler à une nouvelle édition de leurs lampadaires en bronze, devenus des classiques. Le marchand Pierre Matisse suit le mouvement et en présente régulièrement quelques exemplaires dans sa galerie

de New York, en 1934, et Jacques Adnet décide de les commercialiser dans sa Galerie des arts français à Paris dans les années 1950. Le succès de ces incroyables luminaires sculpturaux ne se dément pas après guerre. Au contraire ! Les plus grands collectionneurs, esthètes et décorateurs n’auront de cesse de s’entourer de ces pièces. Dès 1962 Diego fait fondre les lampadaires par Susse frères sous son contrôle. Alberto décède en 1966.

Tout juste cinquante ans après le décès du sculpteur, ses œuvres ont toujours autant d’impact et de succès auprès des grands collectionneurs. Le lampadaire modèle ‘Figure’ que nous présentons fait partie de ses créations emblématiques pour Jean-Michel Frank. Cette pièce reste encore aujourd’hui d’une parfaite élégance et d’une grande modernité.

Aujourd’hui, les œuvres d’Alberto Giacometti font partie des collections permanentes des musées les plus prestigieux au monde comme le MoMA de San Francisco et de New York, le Metropolitan Museum of Art et le Guggenheim Museum de New York, le Centre Pompidou et le Musée des Arts Décoratifs à Paris, la Tate Modern à Londres, parmi bien d’autres. Mais aussi des collections permanentes des plus grandes fondations d’art comme la Fondation Maeght à Saint Paul de Vence en France, la Fondation Beyeler à Bâle en Suisse ou encore la Frederick R. Weisman Art Fondation à Los Angeles. Depuis les années 1930, la cote de cet artiste, qu’il s’agisse de ses sculptures ou de ses œuvres réalisées pour Jean- Michel Frank, n’a fait qu’augmenter, notamment cette année à l’occasion du cinquantenaire de sa mort, où des pièces du même modèle que le nôtre ont atteint des prix record.

Œuvres

© Galerie Chastel-Maréchal, 2017